Les incivilités gagnent aussi l’éco-quartier

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Dans l’éco-quartier Bottière-Chênaie, des habitants grincent des dents. Stationnement sauvage, poubelles qui débordent, incivilités… Le revers plus sombre de la carte postale « green ».

« On est censé être le poumon vert de Nantes, mais il y a une petite tumeur dans le poumon », ironise Pascal Lerebours. Cet habitant du quartier, praticien en shiatsu, est exaspéré. Il y a quelques jours, alors qu’il promenait ses chiens, il a surpris quelqu’un accroupi dans le renfoncement d’un garage. « Je l’ai regardé. Je pensais qu’il s’abritait. Mais j’ai vu des flammes. Il brûlait des papiers. Comme je continuais à le fixer, il est venu vers moi et m’a traité de tous les noms d’oiseaux. Il a cherché à m’intimider, il voulait se battre. Je ne suis pas entré dans son jeu. Mais j’ai eu très peur. » Pascal n’a pas reçu de coups mais sort choqué de cette aventure.
Il a acheté un appartement dans cet éco-quartier nantais aménagé en Zac (1) par la communauté urbaine, il y a presque cinq ans. Il est bordé par les cités historiques de Bottière et Perray, le long de la route de Sainte-Luce.
Les malfaçons dans son immeuble  il est toujours en procédure avec le constructeur -, ce n’est pas ce qui le fâche le plus. Les incivilités ont gagné ce quartier modèle, où la mixité sociale, prônée par la Ville, est difficilement vécue au quotidien par certains habitants.
Deal
« Les gens jettent leurs poubelles des fenêtres, raconte cet autre habitant, voisin de Pascal.Ils entreposent canapés, déchets, devant les conteneurs enterrés. Ils ne respectent pas les autres. » Des discours qui frisent les extrêmes surgissent. Certains pensent que « les familles ayant eu des problèmes dans leurs cités ont été relogées ici ». Ce que Gilles Nicolas, adjoint à la sécurité, dément formellement.
Pascal a le sentiment que l’impunité est de mise. Il s’énerve de voir en permanence la file de voitures garées le long des immeubles, en stationnement interdit, parfois même sur les trottoirs. Il s’étonne que les agents de la ville (ASVP) qui verbalisent route de Sainte-Luce ne viennent pas jusqu’à la rue René-Dumont. « Les gens bloquent parfois la rue, personne ne dit rien. » La place handicapée devant la boulangerie est « régulièrement occupée ». Le local vitré destiné aux boîtes aux lettres a été dégradé deux fois en deux ans.
Le square pour enfants est régulièrement « squatté » par des adolescents venus de l’extérieur. Pour cette mère de famille, « c’est insupportable » « Ils fument des pétards dans le square. Et ce n’est jamais nettoyé. » Le deal, Pascal l’a aussi constaté, sur les terrasses aménagées pour accéder aux appartements. Là-haut, à l’abri des regards, des échanges se font. « On a retrouvé des seringues. »
Gilles Nicolas, adjoint à la sécurité, récuse toute idée d’impunité. La Ville a organisé des réunions pour tenter de trouver des solutions à plusieurs problèmes : conflits avec les jeunes qui occupaient l’immeuble, problèmes de poubelles… La proposition de verbaliser ceux qui jettent leurs déchets n’importe où figure dans le programme de Johanna Rolland, candidate PS à la mairie de Nantes. « On a livré un terrain de foot provisoire fin août pour que les jeunes aient un espace dédié,explique Gilles Nicolas, co-listier. Les médiateurs et la police nationale passent régulièrement dans le quartier. L’élu insiste Je ne nie pas qu’il y a des problèmes. On s’en occupe. Mais il faut relativiser. Et faire la différence entre des incivilités et un lieu qui serait sous la coupe des dealers. »
(1) Zone d’aménagement concerté.
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Un supermarché de 2000 m2 à la Bottière-Chénaie

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Le groupe Giboire réalisera, de 2015 à 2019, le futur ensemble immobilier comprenant un supermarché, quinze commerces, des logements et des bureaux, route de Sainte-Luce, à l’est de Nantes.

Ce sera presque le dernier édifice d’un quartier créé de A à Z en une douzaine d’années. Le groupe Giboire a obtenu la construction sur 30 000 m2 d’immeubles à l’est de Nantes, à la Bottière-Chénaie, entre la voie ferrée et la route de Saint-Luce.
Il est prévu plusieurs bâtiments, d’une hauteur de cinq étages à l’exception d’un seul qui montera à neuf niveaux. L’ensemble immobilier comprendra un supermarché, quinze magasins, 375 logements dont 125 logements HLM, mais aussi des bureaux et des places de stationnement.
C’est le groupe Giboire qui a été choisi pour réaliser ce futur ensemble immobilier. Le promoteur rennais, très bien implanté dans tout l’Ouest, était en concurrence avec Gambetta et Nacarat, Icade foncière, Kaufman and Broad.
Giboire, pour l’occasion, est associé à la société d’investissement Chessé (pour les espaces commerciaux) et à une agence d’architecture basée à Rotterdam, Claus en Kaan. Chessé louera les surfaces à des magasins. Pour les 2 000 m2, Super U, Intermarché ou Casino seront vraisemblablement sur les rangs pour y implanter leur enseigne.
5 000 habitants en 2019
La Bottière-Chénaie, en voie d’être labellisé éco-quartier, s’étend au total sur 35 ha. Et c’est vraiment un nouveau quartier né sur d’anciennes terres maraîchères qui avait l’avantage, avant même le démarrage des travaux, d’être desservi par deux stations de tramway. L’endroit propose aujourd’hui toutes les fonctions d’un lieu à vivre. Depuis 2006-2007, la Ville y a implanté une médiathèque, une école, un gymnase. En juin dernier a ouvert une crèche. Douze premiers commerces sont apparus autour d’une place…
Aujourd’hui, plus de la moitié des 2 400 logements programmés d’ici 2018 sont sortis de terre et sont habités. Au final en 2018-2019, 5 000 personnes, la population d’un gros bourg, vivront sur ce site, presque vide douze ans auparavant.
Nantes métropole aménagement, l’architecte urbaniste Jean-Pierre Pranlas Descours et les paysagistes Bruel-Delmar ont cherché tout au long du chantier à développer un espace équilibré mêlant, habitat serré, square, jardins, plantes, arbres et trame bleue.
La densité des habitations est une orientation politique assumée. Tout comme la gestion des eaux pluviales. Pour atteindre le « zéro tuyau », des fossés végétalisés, que l’on appelle « noues pluviales », ont été créés à l’air libre..
Surtout, l’aménageur et les promoteurs sont parvenus à concilier le souci écologique avec des prix de vente maîtrisés. Afin de permettre l’accès aux logements au plus grand nombre, le prix de vente au mètre carré pour un appartement ou une maison est fixé à environ 2 500 €. Alors qu’en moyenne à Nantes, il dépasse les 3 000 €. Une différence notable et durable.
L’îlot commercial sera bâti en deux phases. Début des travaux : 4e trimestre 2015. Livraison prévue : 2017 (pour la 1re tranche avec le supermarché) et 2019 (pour la seconde tranche).

Nantes, capitale verte de l’Europe accueille les villes du monde

Ecocity, le sommet mondial des villes durables, se tient pour la première fois en Europe, à Nantes, élue capitale vert de l’Europe pour l’année 2013. Cet évènement sera suivi du 3ème Sommet mondial des Maires sur le Climat, les 27 et 28 septembre.
 Après Montréal, Istanbul, San Francisco, Bengalore, Shenzhen, Curitiba, Dakar, Adélaïde et Berkeley, c’est donc à Nantes qu’a lieu pour la première fois en Europe, ce sommet qui rassemble plus de 1 000 participants de 60 nationalités (élus, chercheurs, entrepreneurs, financiers, responsables associatifs…). L’initiative en revient à l’organisation non gouvernementale « Ecocity Builders » née en Californie il y a une vingtaine d’année.
« Nous avons d’abord lancés des mouvements locaux mais, même si nous sommes devenus une organisation internationale, nos travaux sont basés sur ces premiers pas » explique Richard Register, président fondateur de l’association. « Le modèle d’écocité que nous présentons cherche à apporter une vision pratique pour une présence humaine durable et réparatrice sur cette planète » ajoute-t-il.
Cette « vision pratique » est notamment incarnée par les élus qui ont profité de ce sommet pour échanger leurs expériences. « Notre responsabilité d’élu est énorme. Parce qu’elles touchent la vie quotidienne, les décisions des élus locaux pèsent à plus de 50% sur les actions sur le climat » déclare le sénateur Ronan Dantec, président du comité d’orientation stratégique du sommet. Et l’élu écologique de citer les actions menées par Nantes Métropole sur l’île de Nantes ou sur l’écoquartier Bottière Chénaie, un territoire de 35 ha où vivent 4000 personnes autour d’une rivière qui a été redécouverte.

Exemples encourageants

D’autres initiatives locales seront mises en avant comme le téléphérique de Medelin (Colombie) qui a permis de désenclaver des quartiers sensibles et est emprunté par 500 000 voyageur. En Equateur, des architectes ont réussi le pari de construire des écoles à 200 dollars en recyclant des matériaux naturels et de récupération. L’exemple de la reconstruction de Kaboul est particulièrement encourageant. Après deux décennies de guerre, la capitale d’Afghanistan se présent comme « une ville où il fait bon vivre ». « Nous avons planté 3,6 millions d’arbres et 100 000 roses sur le bord des routes nouvellement construites » affirme son maire Mohammad Yonus Nawandish après avoir rappelé que la première priorité a été la lutte contre la corruption. La ville, qui est passée de 1,2 à 5 millions d’habitants de 2001 à 2013, doit toutefois faire face à des problèmes de croissance, notamment lié au logement. « Depuis deux ans et demi que je suis maire, j’ai signé 350 permis de construire et aujourd’hui, il y a 150 projets de construction simultanés » ajoute-t-il. L’urgence de la reconstruction n’empêche pas l’élu d’inclure une dimension écologique dans ses actions. C’est ainsi que 95 km de routes ont été éclairées par des Led alimentée par le soleil.

Mode collaboratif

A Ecocity, les exemples de ce type sont nombreux. Avec un centaine de session de travail et 550 contributions reçues du monde entier qui ont nourri un programme conçu sur un mode collaboratif, l’objectif des organisateurs est de « proposer des études, réflexions, outils, formations pour concevoir des villes plus saines ». Pour cette édition, « un an après Rio+20 », ils ambitionnent de faire du sommet « une plateforme pour accélérer le changement à l’échelle mondiale, en partenariat avec les Nations unies ».
« Nous nous sommes aperçu qu’il existe une communauté mondiale des solutions durables et notre utopie est que cette vision commune fasse pression sur les Etats » précise Ronan Dantec.
Dans la foulée et en continuité avec Ecocity, 3ème Sommet mondial des Maires sur le Climat se déroulera vendredi et samedi. A son issue, une « Déclaration commune des réseaux mondiaux de collectivités territoriales pour la Conférence climat de Paris 2015 » sera adoptée en présence de maires du monde entier.
« Cette déclaration affirme le rôle fondamental des collectivités territoriales pour atteindre les objectifs de réduction des gaz à effet de serre à l’horizon 2050 », précise Ronan Dantec.

Marchés des quartiers à Nantes : une création et un transfert

La Ville a inauguré mardi 17 septembre un nouveau marché alimentaire d’après-midi à Nantes Nord, place de la Bourgeonnière. Il aura lieu tous les mardis après-midi, de 16 h à 20 h.
Dans le quartier Toutes-Aides, à mi-chemin entre Malakoff et Saint-Donatien, l’ancien marché du Ralliement a été transféré, depuis hier matin, place Victor-Basch, près de l’église Notre-Dame-de-Toutes-Aides. Le nouvel emplacement a l’avantage d’être situé sur un lieu emblématique et à proximité des commerces existant.
Au total, Nantes compte maintenant dans toute la ville quinze marchés, du mardi au dimanche. Seize, si l’on compte celui qui est au Pont-du-Cens à Orvault, à la limite de Nantes, dont deux marchés dits du soir. En fait, ils ont lieu en fin d’après-midi. Le premier a été lancé en 2011 à la Bottière-Chénaie. Ces marchés sont les poumons de leurs quartiers voire de la ville. On pense ici à l’incontournable Talensac, ouvert 6 jours sur 7, mais aussi celui de la Petite-Hollande, le plus gros, avec plus de 300 commerçants, le samedi matin sur l’île Gloriette.

Nantes. Deux éco-quartiers primés

Le ministère du Logement a récompensé 45 éco-quartiers au plan national. Avec deux opérations immobilières primées, l’agglomération nantaise figure en bonne place dans ce palmarès qui récompense les programmes immobiliers mêlant urbanisme maîtrisé, protection de l’environnement et mixité sociale. Le quartier de Bottière-Chénaie, à l’est de Nantes, est distingué. Il doit accueillir, à terme, 4.500 nouveaux habitants. Ses 2.300 futurs logements seront réalisés aux normes HQE (Haute qualité environnementale) et bénéficieront d’un parc paysager et de plusieurs squares. A La Chapelle-sur-Erdre, la zone des Perrières est également primée. 1.300 logements y verront le jour, dont 35 % de logements sociaux, au sein de 25 hectares d’espaces naturels.

Murs et toits végétalisés font leur show à Nantes

Pendant cinq jours, la cité des Ducs de Bretagne accueille 300 congressistes venus du monde entier pour le rassemblement annuel des acteurs du marché des toits et murs végétalisés.

Après Stockholm et Hambourgc’est Nantes qui accueille cette année le congrès mondial des murs et toits végétalisésÉlue capitale verte Europe 2013, la cité des Ducs de Bretagne a été légitimement choisie par les organisateurs pour son approche urbanistique et végétale de l’Ile de Nantes, la végétalisation de toitures terrasses d’immeubles de bureaux aux bénéfices des occupants, l’éco quartier Bottière Chénaie ou encore la production sous serre forme de valorisation des toits en pleine expansion.
Comme le souligne Gilles Retièreprésident de l’agglomération nantaise, « être la capitale verte de l’Europe n’est pas pour nous une fin en soiCe qui l’estc’est de le rester ».
En plein développement en France depuis les années 2000, la végétalisation des bâtiments dépasse aujourd’hui le million de mètres carrés posés par an. Une belle croissance selon François Lassalleprésident du congrès et de l’Adivet (association des toitures végétales). Toutefoiscompte tenu de leurs atouts, les systèmes de végétalisation peuvent encore gagner du terrain.
De multiples atouts
« Isolation thermique contribuant notamment au confort d’étédéveloppement de la biodiversité dans les communes, régulation des écoulement d’eau pluvialelutte contre les îlots de chaleur… la végétalisation des bâtiments présente de nombreux avantagesconfie le président de l’Adivet.
Et les contre-performances particulièrement liées à des défauts d’étanchéité ne seraient plus aujourd’hui qu’un mauvais souvenir. « Les solutions d’étanchéité résistante à la pénétration racinaire sont aujourd’hui très performantes, assure François Lassalle. « La technique a effectivement fait de gros progrèsconfirme le président de l’agglomération nantaiseéchaudé toutefois par quelques sinistres de taille.
Mais les techniques nouvelles se heurtent bien souvent à un problème d’assurabilité. « Il est de notre ressort à nousmaîtres d’ouvrages publics de tester des systèmes plus techniques et de montrer notre volonté politique d’expérimentation.
Au delà des intérêts thermiques et autres, la végétalisation des bâtiments redynamise la vie sociale des quartiers,créant des espaces ou les occupants aiment se retrouver. » Il sera donc aussi question de confort et de bien-être des habitants lors de ce colloque mondial qui se tient au centre de congrès jusqu’au vendredi 13 septembre.

Les lauréats du label EcoQuartier dévoilés

La ministre du Logement vient de présenter les résultats de la première campagne de labellisation nationale EcoQuartier. Selon un communiqué du ministère « parmi les quarante-cinq opérations distinguées (…), treize sont achevées, ou sur le point de l’être, et se sont vues remettre le label national ÉcoQuartier. » 

Ainsi, les lauréates du label national sont : 
– Boulogne, Le Trapèze
– Forcalquier, ÉcoQuartier historique
– Grenoble, Zac de Bonne
– Hédé Bazouges, Les Courtils
– La Rivière, Projet de cœur de bourg de la Rivière
– Mulhouse, Wolf Wagner
– Paris, Fréquel-Fontarabie
– La Chapelle sur Erdre, ZAC des Perrières
– Grenoble, Bouchayet Viallet
– Lille, Les Rives de la Haute Deule
– Lyon, La Duchère
– Saint-Pierre, Ravine Blanche
– Paris, Claude Bernard
Les treize opérations représentent 18 313 logements, dont 54 % de logements sociaux. 

Par ailleurs, trente deux autres projets, encore en phase de chantier sont officiellement « Engagés dans la labellisation ». Parmi ces projets, le Quartier Danube à Strasbourg, la Bottière-Chénaie à Nantes, Les Grisettes à Montpellier, ou encore La Courrouze à Rennes sont concernés. 60 882 autres logements sont programmés dans ces trente deux opérations.